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Il est bien collant ce garçon [PV Calvin]

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MessageSujet: Il est bien collant ce garçon [PV Calvin] Mer 1 Déc - 16:07

Lower Manhattan. Le quartier le plus au sud de Manhattan et peut-être même le plus beau, enfin si on n'avait aucune aversion pour le style bitume et goudron, building en acier et verre, gratte-ciels démentiels, bref, tout le tralala américain, le tout réuni dans la célébrissime ville de New York. Emma avait grandit à Norfolk, alors ce n'était plus les grandes villes qui pourraient lui faire peur ou la dégouter maintenant, elle avait bien trop l'habitude de déambuler au milieu d'une foule d'illustres inconnus. Et en même temps, elle était un peu blasée. Il était vrai qu'à la fin, cela devenait un peu lassant de ne jamais voir le haut de ces immeubles, et puis la foule n'avait jamais plu à l'enseignante. Pas plus que les voitures et les automobilistes fous. Tout cela pour dire qu'Emma avait un mal fou à profiter de sa petite sortie avec Calvin Johnson, étudiant de troisième année. Humm … Une « petite sortie » avec un « étudiant » ? Formuler la phrase de cette manière donnait l'impression à Emma d'avoir virée cougar au mieux, pédophile dans le pire des cas.


&. 2 jours plus tôt …

22 heure 32 minutes 12 secondes

Un léger toc toc se fit entendre dans la pièce. Emma ne releva même pas la tête des copies qu'elle était entrain de corriger, elle savait très bien qui était derrière la porte et qu'il ne prendrait même pas la peine d'attendre une réponse. De toute façon, qui pourrait bien venir lui rendre visite à cette heure-ci ?

22 heure 32 minutes 14 secondes

La porte s'ouvrit violemment sur une vision de rêve : un jeune étudiant dynamique, les cheveux bruns et soyeux décoiffés juste ce qu'il fallait pour qu'on le trouve à la fois décontracté et sophistiqué (Rageant non ?), la gueule qu'aurait très certainement un ange insolent si tant est qu'un ange puisse l'être, une peau pâle qui rayonnait de santé et de fraicheur et un air de séducteur sûr de lui et du coup qu'il prépare. Emma posa sur lui un regard blasé, elle était entrain de se dire en elle même très distinctement « Ouuuuh je le hais, ce que je le hais ... » mais ses mots se perdirent avant de franchir le pas de ses lèvres, et elle se contenta de le foudroyer du regard, en espérant qu'elle n'aurait pas à dire quoique se soit pour qu'il comprenne que l'idée générale du moment se formulerait en un tonitruant « Dégage ! » Mais Emma était trop polie pour formuler la chose de cette manière. Sans sourire et avec le plus de mauvaise volonté qu'elle pouvait faire tenir dans une phrase, elle demanda à son élève :

    « Je suis occupée en ce moment, tu pourrais passer plus tard non ? »


Mais comme elle s'y attendait, le jeune homme ne se départie pas de son sourire carnassier, ce qui laissait présager que la négociation pour qu'il daigne sortir allait être longue. Emma frotta ses yeux de fatigue et se massa le front le temps de se demander si la meilleure solution résidait dans le fait de hurler au viol pour que les femmes de ménage appellent la police ou s'il valait mieux l'écouter déblatérer ses interminables bêtises pour être enfin tranquille après. La deuxième solution lui paraissait la plus censée, mais elle en avait assez d'entendre Calvin lui faire des déclarations à tout bout de champ. Car c'était bien de bêtises dans ce genre là auxquelles elle pensait. Il avait pris l'habitude dès le premier jour de cours où ils s'étaient rencontrés à lui dire des mots doux, à apporter des fleurs ou des boîtes de chocolat, il avait même poussé la comédie jusqu'à lui apporter un ours en peluche d'un mètre cinquante de haut il y a un mois (il était d'ailleurs toujours caché dans une armoire de son bureau, elle se voyait mal sortir de Linston avec « ça » sous le bras …) Venant d'un gamin de cinq ans, cela aurait été mignon, mais là … Calvin l'interrompit dans ses fulminations et annonça non sans fierté :


    « Une promenade au phare de Lower Manhattan ! »


Un ange passa (ou bien était-ce une mouche ?)


    « Et bien quoi ? Qu'est-ce qu'elle a la promenade au phare de machin-chose ? »


Il la regarda avec le sourire plein de la sollicitude d'un parent qui regarderait son enfant de 2 ans à peine se débattre avec un jeu de logique et qui n'avait pas encore visiblement compris que le cube ne pouvait pas rentrer dans la forme triangulaire de la petite boîboîte. Bon sang, ce que ce regard et cet air pouvaient énerver Emma. Non seulement il était tout aussi craquant, mais en plus il l'a prenait pour une idiote. Il ouvrit la bouche pour préciser sa pensée, mais elle l'arrêta pour se sauver un tantinet la face.


    « C'est bon j'ai compris. Tu veux qu'on aille s'y promener. Et la réponse et d'ores et déjà non. »


    « Je m'attendais à cette curieuse éventualité. »


Et avant qu'elle n'est pu faire quoique se soit, il poussa un fauteuil devant la porte d'entrée et s'assit dessus. Emma n'eut même pas à attendre qu'il explique son geste pour comprendre qu'il la retiendrait en otage dans son propre bureau, toute la nuit s'il le fallait, pour qu'elle accepte. Elle soupira.

23 heure 41 minutes 54 secondes


    « Tu finiras bien par te lasser non ? »


Et non. Il restait désespérément assis devant la porte, et Emma savait qu'essayer de le pousser pour passer ne changerait rien, elle avait essayé il y a 20 minutes. Autant éviter de se casser une jambe, peut-être pourra-t-elle encore servir quand sera venu le temps de sauter par la fenêtre du deuxième pour s'échapper ...

01 heure 23 minutes et 15 secondes


    « Tu sais que c'est illégal ce que tu fais ? »


Pas de réponse. Emma rêvait de son lit, dormir, dormir, dormir … Mais quelle tête de mule ce garçon ! Et dire que le chat d'Emma était à son appartement, certainement entrain de miauler à la mort parce que ce gros goinfre n'avait pas eu son repas du soir. Ce n'étant pas tant le chat qui l'inquiétait, mais le scandale qu'allait lui faire la voisine du dessous qui allait encore la traiter d'ennemi des animaux ...

03 heure 56 minutes et 12 secondes


    « Bon ok, tu as gagné, mais laisse moi aller au toilette pitié ... »



&. nous revoilà au moment présent …

Les personnes qui venaient se promener ici semblaient se résumer presque essentiellement à des chinois avec des appareils photo, des personnages âgées profitant de leur retraite et de quelques crétins visitant leur propre ville. Un peu comme elle et Calvin. D'ailleurs où était-il parti lui encore ? Il était venu la chercher chez elle et l'avait déposé ici pour aller se garer plus loin. Mais cela faisait un moment maintenant qu'il était partie. Se serait-il perdu ? Était-il entrain de s'acheter un café ? Emma se sentait un peu seule au milieu de cette foule au pied du phare Lower Manhattan. Et même s'il était bien collant, elle espérait quand même qu'il revienne vite.


1229 mots


Dernière édition par Emma Stanford le Dim 6 Mar - 1:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il est bien collant ce garçon [PV Calvin] Sam 4 Déc - 22:04

    Des semaines qu'il essaie mais qu'elle résiste … Des semaines qu'il y va doucement, lentement, qu'il la respecte, qu'il est poli, adorable, prévenant, charmeur et pourtant toujours rien à part des “Non.”, “Laisse moi !”, “Sors d'ici.”, “Tu perds ton temps …” … Mais cette fois il y est parvenu. Comment ? Hum … C'est pourtant simple, en étant ce qu'il est vraiment : sadique, patient et résigné.


    °●๋•. Two days before today

    Il se dirige vers la salle des professeurs à sa recherche avec cet habituel regard torturé qu'il prend lorsqu'il est en pleine concentration, c'est un peu l'expression qui dit “Attention, chien méchant, si vous approchez votre main … C'est à vos risques et périls !”. Il avance dans les couloirs de l'université vers la salle interdite aux élèves … Il sait qu'elle y est parce qu'il ne l'a pas vu quitter Linston. Il sait également que tous les autres enseignants sont partis parce qu'il le sent et son odorat ne le trompe jamais. Il n'y a qu'une odeur qui s'échappe de la salle et c'est la sienne.
    Il ne sait pas exactement l'heure : il fait nuit, les Vampires sont presque tous sortis, Lilly est partie chasser, et lui, il chasse à sa manière … Une jolie femme blonde.
    En réalité il s'inquiète un peu parce qu'il n'a pas de plan si elle dit non, il se dit qu'il avisera mais si il ne trouve pas immédiatement de solution alors elle lui filera encore entre les doigts … Le jeu du chat et de la souris. Il est le chat et elle est la souris, sauf que cette fois, le chat ne veut pas manger la souris, il ne veut pas sentir le sang chaud du petit mammifère dans sa bouche puis sa gorge et enfin son estomac. Il ne veut pas percer la peau du petit animal à la longue queue de ses dents pointues. Le chat veut simplement jouer avec la souris. Un jeu dangereux, il est en conscient, mais après autant d'année, plus rien ne lui semble assez fou pour ne pas être tenté. Alors le chat décide d'entrer dans la cage aux lions, parce que sous son apparence de souris, le petit mammifère se transforme en véritable Reine de la savane. En fait, cette histoire de chat et de souris lui a donné une idée … Cette fois, c'est le félin qui ressortira vainqueur et la souris ne pourra pas se défiler comme elle le fait tout le temps. A croire qu'elle cherche vraiment à le rendre dingue, mais ça ne marche pas. Si il y a quelque chose qu'il a appris en plus de deux mille longues années d'existence c'est bien la patience et le contrôle de lui-même. Ce soir, il sera patient, et il se figera, comme ces grandes statues de pierre qui fige un personnage à jamais.
    Il est devant la porte, il arrive même à entendre le frottement du stylo sur les feuilles. Il frappe deux fois sur le panneau en bois, le frottement cesse. Il n'attend pas plus longtemps et entre. La porte s'ouvre sur la jeune femme de dos qui commence seulement à se retourner et déjà elle le foudroie du regard. Il a l'habitude, à force il ne s'en rend même plus compte. De toute manière, ce soir il a gagné. Le chat referme la porte derrière lui, il sourit. Il a gagné.

    « Je suis occupée en ce moment, tu pourrais passer plus tard non ? »


    Parler avec Calvin quand il a décidé quelque chose, c'est comme parler à un mur. De plus, il vient juste de trouver ce qu'il lui faut et il se trouve que cette chose est juste à côté de la porte … Refusez Mademoiselle Stanford, refusez … On verra bien qui rira le dernier …
    Il est tellement sure de lui qu'il en vient à annoncer ses plans avec une certaine fierté comme un enfant qui annonce qu'aujourd'hui il a réussi à attraper un papillon :

    « Une promenade au phare de Lower Manhattan ! »
    « Et bien quoi ? Qu'est-ce qu'elle a la promenade au phare de machin-chose ? »
    [...]
    « C'est bon j'ai compris. Tu veux qu'on aille s'y promener. Et la réponse et d'ores et déjà non. »
    « Je m'attendais à cette curieuse éventualité. »


    A peine sa phrase terminé, il s'approche du fauteuil qui trônait près de la porte et le pousse contre cette dernière, faisant comme s'il avait du mal alors que c'est tout le contraire, puis il s'assied dessus et croise ses bras sur sa poitrine, ses coudes étant appuyés sur les accoudoirs usés. A partir de là, elle va le supplier de la laisser sortir pendant un peu moins de cinq heures et demi. Elle va tout tenter pour parvenir, en vain, à sortir du bureau, elle ira même jusqu'à le pousser mais essayer de faire bouger un Vampire qui n'en a pas envie c'est comme pousser un camion contenant six éléphants : impossible. Pendant un peu moins de cinq heures et demi il va fixer un point sur le mur qui est en face de lui, avec un regard si perçant qu'on pourra croire qu'il veut arracher la tapisserie colorée. Et pendant toutes ses heures, il ne l'entendra même pas gémir parce qu'il sera comme déconnecté.
    Vers quatre heures du matin, elle se décidera enfin et lâchera un :

    « Bon ok, tu as gagné, mais laisse moi aller au toilette pitié ... »


    Alors il se lèvera, remettra le fauteuil à sa place initiale puis repartira dans le dortoir des nights sans un mot. Il ne lui donnera même l'heure à laquelle il viendra la chercher, ni le jour, ce sera une surprise.


    °●๋•. And now

    C'est vrai qu'ils sont chiants ces chinois, si il n'avait jamais été en Chine, il pourrait croire qu'ils n'ont pas de pays et que du coup ils squattent les Etats-Unis … Non mais j'vous jure … Tous agglutinés devant le phare comme s'ils n'avaient jamais rien vu de leur vie, c'est vrai, un phare c'est tellement rare, on n'en trouve pas partout, les bateaux voyages à l'aveuglette la nuit ! Et puis attention, l'appareil photo : certains en sont encore aux appareils jetables de vingt prises et qu'il faut faire développer au centre commercial du coin. Surtout gardez bien les négatifs, des fois qu'il faille en refaire pour papy et mamie !
    Ah ils sont pas possibles ces Chinois ! Mais bon, ils faut bien que Manhattan soit couvert de visiteurs.
    Calvin est à six mètres derrière Emma, arrêtée devant le phare. Elle lui tourne le dos, elle semble chercher quelqu'un, surement lui, ou quelque chose, peut-être la voiture qu'il est parti garer un peu plus loin. Il se crée un passage dans la foule et arrive derrière la jeune femme. Dans un geste rapide mais doux il place ses mains sur les yeux de la jolie blonde, qui sursaute au contact froid des mains du Vampire, et lui plaque le dos contre son torse. Puis il approche lentement ses lèvres de son oreille et chuchote langoureusement :

    « Je vous ai manqué, Mademoiselle Stanford ? »

    Puis il fait glisser ses lèvres dans le cou d'Emma pour y déposer un baiser, sans retirer ses mains attendant qu'elle le fasse elle même. Mauvaise idée, mais après tout, il aime se faire rejeter, à croire que c'est sa passion dans la vie ! De toute manière, tout ce qui est facile est ennuyant. Emma est un peu comme Satis, elle ne se laisse pas prendre au jeu de Calvin et c'est ça qu'il aime, il se sent exister quand il est avec elle. Avec Lilly aussi, bien évidement, mais avec la Vampire c'est autre chose, c'est le sentiment amoureux qui le fait exister. Ici, c'est le sentiment d'infériorité face à une femme, et de plus, face à une humaine.


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Dernière édition par Calvin A. Johnson le Ven 11 Mar - 20:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il est bien collant ce garçon [PV Calvin] Dim 23 Jan - 5:27

Emma se demandait pourquoi elle n'avait pas profité de l'absence de Calvin pour s'enfuir discrètement dans une rue adjacente et héler un taxi pour qu'il l'emmène loin de ce fou furieux. L'idée venait seulement d'effleurer son esprit, alors que n'importe qui de normalement constitué aurait déjà pris ses jambes à son cou pour se carapater à toute vitesse. Mais le problème avec Emma, c'est qu'elle réfléchissait trop. Imaginer des plans diaboliques impliquant de l'acide sulfurique, des tueurs à gage ou des magnums 44, ça, elle savait faire. Mais trop occupée à chercher par quel moyen elle pourrait perdre les policiers et les emmener sur une fausse piste, elle en avait complètement oublier de réfléchir à un plan des plus simples et des plus banals : la fuite en courant. Peut être était-ce lâche, peut-être était-ce une manière trop simple de détourner le problème que lui posé Calvin, mais l'idée était irrésistiblement attirante.

Cela faisait quelques minutes qu'elle attendait, peut-être allait-il avoir du mal à trouver une place et qu'elle attendrait encore quelques minutes. Quelques précieuses minutes durant lesquelles elle pourrait mettre à profit les 30 minutes de footing qu'elle s'infligeait de manière quotidienne, le soir, quand elle ne restait pas trop tard au travail. Mais oui ! Quelle idée brillante ! Courir, tourner dans la première rue venue et hurler à l'assassin ! Ah non peut être pas à l'assassin … Peut-être juste au viol alors. Non non non, pourquoi attirer l'attention à ce point après tout ? La fuite serait d'autant plus réussie si elle arrêtait calmement un taxi et partait comme si de rien n'était. Mais si il revenait et qu'il la voyait s'éloigner ? Quel genre d'excuse pourrait-elle inventer pour lui expliquer qu'elle ne comptait pas du tout s'enfuir ? Mais d'un autre côté, si elle partait tout de suite au lieu de réfléchir, peut-être aurait-elle le temps de …

« Je vous ai manqué, Mademoiselle Stanford ? »


Ah connerie, d'enflure de chiotte (mea culpa) ! Voilà ce qui arrivait quand on pensait trop. Mais pendant une bonne dizaine de secondes, Emma ne put plus penser qu'à une chose : le corps de Calvin contre le sien. Les mains du jeune homme sur ses yeux, elle put se concentrer essentiellement sur le seul sens qui était vraiment le plus sollicité en cet instant, le toucher. Elle sentait dans son dos que le jeune homme n'avait pas jugé utile d'instaurer une distance de sécurité et qu'il n'avait aucun respect pour ce qu'il s'agissait des limites personnelles. Elle sentait son torse divinement sculpté contre son dos et regretta bien malgré elle de ne pas s'être fait surprendre en face (ce qui paraissait difficilement réalisable quand on y réfléchissait bien. Qui était assez aveugle pour ne pas voir que quelqu'un aller nous surprendre s'il arrivait face à nous ?) Elle déglutie, puis inspira pour calmer sa pulsion passagère et ouvrit la bouche pour râler, quand Calvin poussa la comédie jusqu'à lui déposer un baiser au creux du cou. Ce fut le coup de grâce.

Emma resta tétanisée, se demandant si cette sensation douce et humide qu'elle avait senti dans son cou était bel et bien un baiser ou alors était-ce une mouette qui venait de se soulager juste au dessus de son épaule qui sait ? Mais cela n'aurait certainement pas provoqué le grand frisson qui traversa son corps de part en part, comme si elle avait soudain eu très froid. Pourtant, le soleil était haut cet après-midi, et il faisait assez chaud pour ne porter qu'un T-shirt léger. Emma portait elle même un chemisier blanc sans manche et une jupe grise légère qui s'arrêtait au niveau de ses genoux. Elle se surpris à espérer que l'audace du garçon aille jusqu'à ce qu'il passe une main sous cette jupe qui flottait mollement au grès de la brise. Mais elle se reprit rapidement et le caractère d'Emma revint au galop.

    « Non mais ça va pas ?! Tu veux vraiment que je t'en mette une hein ? C'est ça que tu cherches ? Tu ne me feras pas croire que tu fais tout ça en espérant sincèrement que je ne t'envoie pas sur les roses ! Tu es un élève, tu as 19 ans, et moi j'en ai 30 ! 30 ! Tu te rends compte ? Je suis … vieille. »


Tel un soufflé qui serait retombé si sec, Emma sentit sa colère s'envoler pour laisser place à une profond désarroi. Elle se défit de l'étreinte de Calvin pour faire quelques pas en direction du phare dont elle avait oublié le nom mais qu'il tenait tant à visiter avec elle. C'est en repensant qu'elle avait 30 ans qu'elle se rendit compte qu'elle n'avait pas fais grand chose de sa vie jusqu'ici. Petite, elle avait espérer devenir vétérinaire dans un cirque et faire le tour du monde. Et se marier avec monsieur Loyal et avoir une ribambelle d'enfants qui deviendraient au choix, acrobate, dompteur, cracheur de feu ou clown. Mais arrivé à l'adolescence, elle s'était passionnée pour la littérature, grâce à la bonne influence d'un professeur. Et elle avait eu envie de transmettre cette passion. Aussi avait-elle oublié ses projets de travailler au cirque. Elle avait fais une croix sur monsieur Loyal, et n'avait plus pensé aux garçons jusqu'à ce qu'elle rencontre Clayton. Elle avait sérieusement pensé faire sa vie avec lui, mais ça n'avait pas été le cas. Elle avait un travail maintenant, mais il n'était pas aussi enrichissant qu'elle l'aurait voulu. Et puis elle avait un appartement assez petit. Enfin, un appartement de célibataire. Elle avait toujours voulu vivre dans une grosse maison blanche plantée au milieu d'un terrain verdoyant. Mais à quoi bon si on était seul ? Nostalgique, on pouvait lire sur son visage qu'elle pensait intensément, peut-être les gens les plus expérimentés pourraient-ils voir qu'elle revivait en pensée des moments difficiles et que ses pensées étaient assez sombres.

Elle fit quelques pas pour montrer à Calvin qu'elle voulait commencer à visiter le phare bidule truc et se dépêcher de rentrer chez elle se morfondre. Elle se retourna pour voir s'il suivait.

    « Bon. Tu ne t'es pas ennuyé à me retenir en otage toute la nuit pour te dégonfler 2 mètres avant l'entrée j'espère ? Parce que moi, je suis prête, j'y vais. »


Pour la première fois, elle s'interrogea sur les véritables motivations de Calvin. Pourquoi lui courrait-il après comme un chien affamé, pourquoi lui faisait-il une cour assidue avec autant d'impudence alors que la différence d'âge était bien là, et le rapport hiérarchique aussi. Elle ne pouvait pas admettre qu'il s'intéressait à elle. Il avait le comportement d'un séducteur qui avait pour unique amusement dans la vie de mettre le plus de femmes possible dans son lit. Peut-être n'était-elle qu'un défis plus intéressant pour lui ? Une professeur de plus de 10 ans son aînée pensez donc … Ou peut-être voulait-il vérifier par lui-même la rumeur comme quoi les femmes mûres étaient plus expérimentées au lit ? Ne pas avoir de réponse claire à ce genre d'interrogation agaça Emma qui tenta d'en savoir plus en demandant le plus innocemment du monde :

    « Pourquoi tenais-tu absolument à m'emmener ici ? »


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Dernière édition par Emma Stanford le Dim 6 Mar - 1:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il est bien collant ce garçon [PV Calvin] Lun 24 Jan - 23:25


    « Non mais ça va pas ?! Tu veux vraiment que je t'en mette une hein ? C'est ça que tu cherches ? Tu ne me feras pas croire que tu fais tout ça en espérant sincèrement que je ne t'envoie pas sur les roses ! Tu es un élève, tu as 19 ans, et moi j'en ai 30 ! 30 ! Tu te rends compte ? Je suis … vieille. »


    Elle se met en colère PUIS elle se dégage … Calvin prend ça comme un signe plutôt positif, si elle avait vraiment été dégoutée par l'attitude du Vampire elle se serait immédiatement dégagée et ENSUITE elle aurait piqué une colère. Optimiste ? Non, juste déterminé. Déterminé à quoi ? Oh … Ça … personne ne le sait, même pas Calvin, tout ce qu'il sait c'est qu'il est déterminé à gagner le coeur d'Emma. Certains dirons que c'est uniquement pour ajouter un nom sur la longue liste de ses amantes, d'autres dirons qu'il éprouve des sentiments pour la Professeure de Littérature, d'autres, plus philosophes, dirons que c'est plus compliqué que ça et que ce que cherche réellement Calvin c'est un amour humain, un coeur qui lui appartient entièrement, sentir une peau chaude contre la sienne, toujours froide, entendre les battements d'un coeur sans se dire que de toute manière, d'ici quelques minutes, il ne battra plus … Peut-être qu'à force de courir après Emma il commence à avoir des sentiments pour elle, peut-être bien … Ou alors il reste fidèle à lui même : manipulateur, joueur, charmeur, collectionneur …

    Bref, le Calvin, tout content qu'Emma ne se soit pas dégagé avant de lui crier dessus se met à sourire. Un sourire rieur, pas moqueur, il se sent léger, comme si le poids de l'immortalité s'en était allé, comme si plus rien ne comptait que d'entendre le coeur d'Emma s'accélérer, la voir contracter son visage de colère, le pousser avec violence pour qu'il la lâche, c'est cela être Humain. Et c'est cela dont le Vampire n'a aucun souvenirs.
    Ces Humaines … Toujours à compter les années comme s'il n'y avait que l'âge qui importe pendant leur courte vie, comme si c'était l'âge qui faisait qu'elles se levaient le matin, qu'elles se couchaient le soir, qu'elles étaient si belles, douces … Calvin tu t'emportes ! Trente ans, c'est vieux ? Où est-ce qu'il était à trente ans ? Surement en train de visiter l'Afrique avec Lilly … Lilly, tout revient toujours à elle … Et si pour une fois il l'oubliait ? Non, ce n'est pas possible, on ne peut oublier une femme comme Lilly, une présence comme la sienne. Elle est son âme, c'est elle qui lui permet de vivre et qui dirige inconsciemment sa vie, sauf peut-être pour Emma … Il n'était pas obligé de se lancer ce défi : Avoir sa professeure de Littérature pour lui tout seul, juste lui et pas un autre homme dans son coeur comme Satis. Mouais … Tout ça pour dire que trente ans c'est rien du tout Emma !

    Il garde son sourire gaie, n'avance pas d'un seul millimètre, il reste immobile, ses bras viennent d'arriver contre ses flancs. D'une voix neutre il dit simplement :

    « Dans ce cas vous êtes la plus jolie vieille que jamais je n'ai rencontré Mademoiselle Stanford. »

    Hum … Est-ce qu'il le pense ? Oui, tout à fait, d'habitude il ne s'attaque pas aux femmes de plus de vingt-cinq ans parce qu'elles ont toujours cette culpabilité, la culpabilité de tromper leur mari, détruire cette harmonie familiale qu'elles ont construites avec tant de mal durant toutes ses années, elles veulent rester un modèle de perfection pour leurs enfants et elles réfléchissent, mais au final elles disent toujours oui … Le but de Calvin n'étant pas de briser des couples, lui-même ayant toujours eu du mal a garder la sérénité dans le sien, il a vite abandonné l'idée de la ménagère de trente ans à l'époque romaine. Mais aujourd'hui les temps ont changé et la femme de trente ans reste une femme fraiche qui prend soin d'elle et qui parfois est encore célibataire mais si en plus elle est belle et passionnée de Littérature, comment lui résister ? Calvin tu deviens pathétique … En attendant il reste planté devant le phare sans bouger, Emma se précipitant vers le bâtiment comme s'il avait un pouvoir magique comme téléporter quiconque y entrera dans l'endroit qu'il désire. La magie n'existe pas petite Humaine !

    « Bon. Tu ne t'es pas ennuyé à me retenir en otage toute la nuit pour te dégonfler 2 mètres avant l'entrée j'espère ? Parce que moi, je suis prête, j'y vais. »


    Évidement que non. Et dire que cette fameuse nuit il n'était pas question qu'elle l'accompagne au Phare de Lower Manhattan … Dire que Calvin a un pouvoir de persuasion infaillible serait un peu trop, il sait seulement utiliser le mobilier qu'il a à sa disposition ! Un fauteuil vous sauve parfois des situations les plus délicates, sachez-le ! Mademoiselle ne veut pas venir avec Calvin ? Et bien Calvin va la prendre en otage jusqu'à ce qu'elle dise oui, et même les plus déterminés finissent par dire oui, retenez bien ça Mademoiselle Stanford. Un jour vous ramperez à ses pieds pour qu'il vous regarde … Mais avant y'a du boulot !
    Emma continue d'avancer à petit pas, Calvin ne répond pas, il se contente de la rejoindre rapidement et d'ouvrir la porte à l'Américaine afin qu'elle pénètre dans le bâtiment. Devant eux : des marches qui forment une spirale pour atteindre le sommet de la tour et avoir une vue imprenable sur tout Manhattan d'un côté et sur l'étendue d'eau qui va se perdre au loin de l'autre. Mais avant, il faut monter !

    « Pourquoi tenais-tu absolument à m'emmener ici ? »


    La porte en fer se referme derrière eux dans un claquement sourd. Soudain tout devient silencieux. Il n'y a personne d'autre qu'eux à l'intérieur du phare et l'épaisseur des murs ainsi que de la porte font que les bruit externes n'entrent pas, mais les bruits internes ne sortent pas non plus … Angoissant, n'est-ce pas Mademoiselle Emma ?
    La pièce entièrement vitrée qui se trouve au sommet de la tour permet de laisser filtrer un peu de lumière jusqu'en bas, suffisamment pour qu'ils se voient bien et que Calvin parvienne à apercevoir l'éclat de curiosité dans les yeux de sa Professeure suite à sa question. Il sourit en même temps que de faire une moue, fronçant un peu les sourcils pour montrer son amusement.

    « Vous êtes la seule à apprécier les choses simples comme frotter entre l'index et le pouce la page d'un vieux livre, sentir la chaleur d'un feu de cheminé sur votre visage et vos paumes, s'assoir dans l'herbe parsemée de rosée et sentir votre peau s'humidifier … Alors je me suis dit que peut-être vous aimeriez voir la merveille qui vous attend, là-haut, Mademoiselle Stanford. »

    Il lève le doigt pour désigner le haut des escaliers qui semblent sans fin. Puis il se tourne vers la première marche et avant d'entamer la montée, il présente son bras droit à Emma afin qu'elle le prennent et qu'ils montent impérialement l'escalier en béton. Ce geste fait remonter en lui beaucoup de souvenirs dont un particulier. Un soir d'été, alors que le soleil se couchait lentement derrière le château de Versailles il s'était promené avec Louis XIV dans les immenses jardins, bras dessus, bras dessous. Il était encore jeune, commençant seulement son règne mais montrant déjà son amour pour l'art, ils avaient discuté toute la soirée du rôle qu'il devait tenir à la cours. Calvin se souvient lui avoir présenté son bras et le plus naturellement du monde, le jeune roi l'avait pris, leur marche était royale, d'ailleurs cela les avait fait beaucoup rire ce soir là.
    Le sourire narquois se transforme en sourire nostalgique, il semble ailleurs mais revient très vite au moment présent avec l'Américaine qui l'accompagne parce qu'elle, elle ne le prendra peut-être pas son bras. Elle semble hésiter, il penche la tête en avant pour la regarder dans les yeux, étant un peu plus grand qu'elle, et lui fait un sourire amical.

    « Si vous trouvez que cela fait beaucoup de marches, je peux vous porter … Mais je doute que vous accepterez. C'est pourquoi je vous propose simplement mon bras. »

    Oh n'y compte pas Calvin ! Souhaiter porter Emma Stanford c'est comme essayer de porter la Statue de la Liberté ! Ton bras vaut mieux, en tout cas, tu as plus de chance qu'elle accepte de le prendre et de monter les escaliers avec toi plutôt que de la porter jusqu'en haut.


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Dernière édition par Calvin A. Johnson le Ven 11 Mar - 20:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il est bien collant ce garçon [PV Calvin] Dim 30 Jan - 0:49

Pourquoi avait-il l'air de s'amuser de cette situation ? Pourquoi avait-il l'air de trouver drôle le fait qu'Emma se mette en colère contre lui ? Elle fut quelques instants décontenancée de voir qu'il n'arborait pas un air dépité, triste ou même colérique. Elle s'était attendue à toutes les réactions possibles mais certainement pas à autant de gaieté de sa part. Le sourire ravageur du jeune homme illuminé son visage, il avait l'air de s'amuser énormément au dépend de sa professeure, mais Emma, elle, ne s'amusait pas du tout. Elle ne supportait pas qu'on lui manque de respect, surtout quand la personne en face d'elle était un élève. Le respect pour elle lui paraissait essentiel. Elle s'apprêtait à partir sans donner d'explication quand Calvin parla :

« Dans ce cas vous êtes la plus jolie vieille que jamais je n'ai rencontré Mademoiselle Stanford. »

Elle resta sans voix pendant quelques secondes. Sa bouche légèrement entrouverte, comme si elle s'apprêtait à dire quelque chose, ou à fondre littéralement face à ces mots. Elle était … Jolie ? Cela faisait longtemps qu'un homme ne lui avait dis ça. Et encore, un homme d'une trentaine d'année aurait pu lui dire ceci sans qu'elle en soit réellement étonnée. Un homme de son âge avait la maturité et le recul nécessaire (dans la plupart des cas, il y avait toujours des exceptions évidemment …) pour apprécier une femme mûre. Une femme belle, mais dont l'âge ne faisait plus de doute. Une femme qui savait ce qu'elle voulait, qui ne rougissait pas devant un homme nu, et qui était indépendante intellectuellement et financièrement. Mais Calvin n'était pas un homme d'une trentaine d'années … C'était un jeune homme de 19 ans. A peine un enfant sortit de son berceau. C'était le genre d'adolescent à aimer les petites minettes aux jambes interminables et à la jeunesse éclatante. Son cœur accéléra brusquement en comprenant que Calvin ne lui faisait pas de blague. Il la trouvait réellement … Belle ?

Elle y envie de lui répéter ça, de lui demander s'il l'a trouvée réellement jolie comme il le disait. Mais elle savait que si elle voulait lui demander de répéter, ce n'était pas parce qu'elle n'avait pas compris, mais parce qu'elle voulait l'entendre encore et encore. Un jeune homme beau comme un Dieu, arrogant comme le voulait son âge et qui pouvait avoir n'importe quelles demoiselles de Linston l'a trouvée belle. Elle, pauvre professeure de littérature encore célibataire à 30 ans … Le monde tournait à l'envers, ce n'était pas possible autrement. Mais elle laissa de côté son envie de flatterie pour partir en direction du phare. Elle interpella Calvin et il répondit immédiatement en lui emboîtant le pas.

Arrivés au pied du phare, il poussa la porte en fer pour la laisser rentrer. De la galanterie maintenant ? Et bien, Calvin ne reculait vraiment devant rien. Emma lui sourit en passant, mais son sourire n'avait rien de faux ou de moqueur. C'était même le premier sourire qu'elle lui adressait. Elle regarda devant elle pour éviter de regarder son élève et avança. Les escaliers laissaient penser que la montée allait être longue. Emma en fut fatiguée d'avance. Elle lui posa finalement sa question et il répondit.

« Vous êtes la seule à apprécier les choses simples comme frotter entre l'index et le pouce la page d'un vieux livre, sentir la chaleur d'un feu de cheminé sur votre visage et vos paumes, s'assoir dans l'herbe parsemée de rosée et sentir votre peau s'humidifier … Alors je me suis dit que peut-être vous aimeriez voir la merveille qui vous attend, là-haut, Mademoiselle Stanford. »

    « Et bien à t'entendre je suis une femme qui aime les choses simples, vivre la vie à pleine dent en découvrant de nouvelles merveilles tous les jours, mais tu te trompes, je suis quelqu'un de compliqué. Je me complique la vie, je me pose des questions inutiles et complexes toute la journée alors que je n'ai même pas encore ouvert les yeux, jusqu'à ce que je les ferme. Parfois mes angoisses me rattrapent la nuit et je me retrouve à passer des nuits blanches à réfléchir à des problèmes tortueux et incompréhensibles … Là par exemple, je me complique considérablement la vie en venant avec toi. Ce serait tellement plus simple de ... »


Emma se demanda quelques instants comment terminer sa phrase. Devait-elle dire le fond de sa pensée en affirmant que ce serait plus simple si elle se laissait faire par lui, si elle le laissait la toucher, l'embrasser, et elle tirerait immensément plus de plaisir qu'en ce moment même. Effectivement, à chaque fois qu'elle voyait Calvin, elle avait envie de lui faire l'amour et de se laisser complétement, mais elle n'était pas assez idiote pour se laisser tromper par ce désir qui l'envahissait. Ce n'était pas de l'amour, juste une passion physique qui la prennait légitimement face à garçon beau comme un dieu. Ensuite, elle était professeure et lui son élève, elle avait 30 ans et lui 19. Ces deux dernières choses étaient les plus dissuasives pour elle, elle ne voulait pas risquer de problème en se laissant aller à des pulsions passagères. Elle acheva finalement sa phrase :

    « Ce serait plus simple de refuser tes invitations. Mais j'essaye d'être gentille, de comprendre tes motivations, parce que je suis curieuse. Mais je pourrais ne pas le faire. »


Elle ne savait pas trop si cette explication collait bien avec le début de sa phrase, mais elle pensait bien que oui. Et de toute façon, elle n'aurait pas à se justifier. Elle n'avait aucun compte à rendre à Calvin. Quand ils approchèrent des escaliers, il lui présenta son bras dans un sourire ravageur. Emma se demanda comment quelqu'un pouvait avoir autant d'audace. Mais, après y avoir un peu réfléchi, elle se dit que prendre le bras d'un élève ne pouvait pas lui être préjudiciable, surtout que les chinois semblaient s'être arrêtés devant la porte, l'intérieur du phare était désert.

« Si vous trouvez que cela fait beaucoup de marches, je peux vous porter … Mais je doute que vous accepterez. C'est pourquoi je vous propose simplement mon bras. »


    « Bien deviné, je ne te laisserais pas me porter jusque là haut, ça serait vraiment très indécent. »


Ils commencèrent à grimper. Effectivement, il y avait beaucoup de marche, et même au bout de 5 minutes de marche silencieuse, Emma se rendit compte qu'ils n'en étaient même pas à la moitié en regardant à travers une fenêtre en forme de hublot installée là. Elle soupira en sentant la fatigue la gagner. Elle n'était pas quelqu'un de très sportif, et de plus, elle détestait les escaliers. Se faire porter par Calvin semblait être une bonne solution. Mais elle décida de ne pas se laisser tenter par la facilité et ils continuèrent à monter.

    « C'est fou qu'il y ait si peu de monde. Pour un lieu aussi visiter aux premiers abords, c'est quand même vraiment désert. »


A cet instant, un coin de sa jupe s'accrocha sur le coin d'une des briques qui dépassait. Elle faillit tomber, mais pu se rattraper juste à temps. Elle se retourna comme elle put et lâcha un « Et merde ... » tout en essayant de se dépêtrer de cette situation délicate. Si elle tirait trop fort, sa jupe se déchirerait certainement et n'imaginait même pas la honte qu'elle ressentirait face à Calvin. Elle était vraiment en mauvaise posture, elle pria pour qu'il n'essaye pas d'en tirer partie.


1258 mots


Dernière édition par Emma Stanford le Dim 6 Mar - 1:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il est bien collant ce garçon [PV Calvin] Ven 4 Mar - 18:41

    « Et bien à t'entendre je suis une femme qui aime les choses simples, vivre la vie à pleine dent en découvrant de nouvelles merveilles tous les jours, mais tu te trompes, je suis quelqu'un de compliqué. Je me complique la vie, je me pose des questions inutiles et complexes toute la journée alors que je n'ai même pas encore ouvert les yeux, jusqu'à ce que je les ferme. Parfois mes angoisses me rattrapent la nuit et je me retrouve à passer des nuits blanches à réfléchir à des problèmes tortueux et incompréhensibles … Là par exemple, je me complique considérablement la vie en venant avec toi. Ce serait tellement plus simple de … »

    Parler, toujours parler, des monologues sans fin pour ne rien dire. Cessez de vous tourmenter Mademoiselle Stanford. Cessez. Les Humains comme les Vampires ne peuvent s'empêcher de réfléchir, comme si la simple idée d'agir sous l'impulsion du moment leur était complètement folle, comme s'ils étaient incapables de mettre leur conscience en veille, comme si … En réalité, quand il s'agit de la conscience, que l'on soit Humain ou Vampire, on reste faible, incapable de contredire cette voix bénéfique ou maléfique. Il faut toujours que l'on agisse d'après la volonté de cette petite voix qui jamais ne se tait. Jamais. C'est tout de même fou ça : comment une chose aussi invisible peut-être puiser tant d'énergie pour parler toute la journée, pour dicter une conduite à l'être qu'elle habite, et pour créer des images durant la nuit ? L'inconscient est tellement plus silencieux. Si seulement on pouvait l'écouter, lui, et bien Emma Stanford ne se poserait pas autant de questions et cela ferait un moment que Calvin aurait son coeur. Mais si l'inconscient venait prendre la place de la conscience alors il serait lui même conscience et au bout d'un moment il s'allierait à la morale, comme cette foutue conscience … Moui, inconscient, reste inconscient, et conscience, continue à te faire contredire par ceux qui y parviennent.

    Lorsque l'Américaine explique qu'à cet instant, alors qu'ils sont tous les deux, elle se complique la vie, il se met à sourire. Un sourire radieux. Tout d'abord, Mademoiselle ne se dégage pas avant de se mettre en colère, et elle est déstabilisée par le fait que le Vampire lui fasse un compliment, ensuite elle lui fait un magnifique sourire, le premier, et maintenant elle semble vouloir lui dire qu'elle se retient de quelque chose avec lui … Mais fierté oblige, elle ne lui dira pas aussi explicitement. C'est vrai, après tout, pourquoi dire les choses clairement quand on peut se compliquer la vie ? Ah ces Humains … Il les trouve de plus en plus fascinants. Les Vampires ne sont pas comme ça, ils ne résistent que très peu à leurs pulsions et ainsi ils restent entiers avec un caractère brut, à vif. Mais les Humains sont capables d'un contrôle absolument fascinant aux yeux du Calvin.

    « Ce serait plus simple de refuser tes invitations. Mais j'essaye d'être gentille, de comprendre tes motivations, parce que je suis curieuse. Mais je pourrais ne pas le faire. »


    Alors le voilà, le mensonge ? Mentir comme si Calvin était un Vampire assoiffé de sang … Bon, d'accord c'est un Vampire, mais il n'a pas faim, il a déjà mangé. Il est peut-être sadique envers lui-même mais il ne veut pas que ses yeux deviennent rouges devant Emma, sinon il la perdrait à tout jamais, soyez-en sûr.
    Ainsi elle se fait passer pour une gentille professeure qui ne désir pas braquer ses élèves mais au contraire, réaliser leurs désirs accessibles pour qu'ils aient confiance ou qu'ils soient, à leur tour, adorables. Il est conscient que ce qui la braque c'est leur différence d'âge, mais plus encore, le fait qu'il soit un de ses élèves.

    « C'est une nouvelle méthode éducative, Mademoiselle ? Non parce que si c'est cela, vous ne la pousser pas jusqu'au bout … Je ne veux pas que votre compagnie … »

    Il commence sa phrase avec un air interrogateur, le sourcil droit levé et l'oeil gauche fermé de moitié, un sourire pincé. Puis à la dernière phrase il prend un air taquin et fait une moue. Puis il ne peut s'empêcher d'exploser de rire lorsqu'il voit la tête d'Emma. La pauvre, il ne la ménage pas … Oh et puis après tout, voilà des mois qu'il lui court après et qu'elle l'envoie promener à chaque fois alors il a bien droit de lui dire ce qu'il veut sans aucun détour ou presque. Non ? En tout cas, lui pense qu'il a le droit.
    Après lui avoir présenté son bras, elle sembla peser le pour et le contre puis au final elle le prit, déclinant au passage sa proposition de la porter, ce dont il se doutait très fortement de toute manière. Sentir la chaleur de sa main sur son bras le fit frissonner. Quand il va se nourrir, il ne fait pas attention à tous ses détails tel que la chaleur corporelle ou encore l'expression de sa proie. Tout qui l'intéresse c'est qu'elle soit assez narcissique pour qu'il puisse la flatter et l'emmener dans une ruelle pour la mordre. Il se concentre uniquement sur les battements du coeur et sur la respiration. Une fois qu'il ne les entend plus, le corps et déjà froid et il n'y a plus rien à voir. Alors que là, elle est vivante, à ses côtés, son coeur bat et il l'entend respirer calmement. C'est comme être un scientifique observer une souris de laboratoire en pleine forme. C'est étrange, comme s'il redécouvrait la nature Humaine qu'il n'avait jamais connu personnellement. Comme un bambin apprend à tenir sur deux jambes alors qu'il y a encore quelques minutes il trouvait inconcevable de ne plus utiliser ses deux membres antérieur pour se déplacer. L'Humain n'est pas qu'une source de sang chaud, il est plein de surprise et le Vampire adore être surpris.

    Ils montaient depuis maintenant quelques minutes, dans un silence de mort, on peut le dire. Pas un bruit à part celui de leurs pas sur le béton froid. Tout est froid, en ce lieu, sauf Emma … Il sent la chaleur de sa peau émaner vers la sienne ce qui a le don de le mettre à l'aise. Pourquoi ? Parce qu'il n'a pas l'habitude d'une telle proximité avec une Humaine juste pour le simple fait d'être ensemble. Quand il est proche d'une Humaine c'est pour ensuite mieux la vider de son sang … Il baisse la tête sur ses pieds, regardant ses converses noires faisant un contraste avec le béton blanchi du phare. Il la relève seulement quand il entend la voix de la jolie blonde briser le silence monotone.

    « C'est fou qu'il y ait si peu de monde. Pour un lieu aussi visiter aux premiers abords, c'est quand même vraiment désert. »
    « Ne vous ai-je jamais dit combien j'ai d'influence ? Juste en donnant mon nom je peux faire vider le phare et ainsi l'avoir pour moi seul. Et pour vous évidement ! »

    Il la regarde en souriant, sourire triomphant comme un enfant est fière d'annoncer qu'il a attrapé une coccinelle. Lui, il a réussi à faire venir Emma Stanford, professeure de Littérature bornée qui ne veut surtout pas entretenir de relation avec un élève, dans le phare de Lower Manhattan. Et ça, je peux vous dire qu'il en est extrêmement fière.
    Oui, Monsieur est prêt à tout, y compris réserver le phare le plus en vue chez les chinois, pour être dans un endroit isolé avec une perle comme Emma. Ça avait été si simple : il était allé à la Mairie, s'était dirigé vers le comptoir d'accueil où une femme prenait les requêtes. Il lui avait fait son plus beau sourire et avec ce superbe accent français reconnaissable entre mille qu'il avait acquis sous le règne du Roi Soleil, il lui avait demandé dans un anglais grammaticalement parfait si cela était possible de réserver le phare pour un après midi. Une surprise pour sa fiancée, avait-il précisé. Tu parles … La secrétaire n'avait pas hésité plus de dix secondes qu'elle était déjà pendu au téléphone, prétendant un problème en haut de la tour et l'obligation de fermer l'accès à l'intérieur du phare pour une bonne partie de l'après midi. Et voilà pourquoi personne ne pouvait entrer dans le phare. Il y avait une affiche à côté de la porte pour expliquer la fermeture du bâtiment mais Emma ne l'avait pas vu, trop pressée d'entrer à l'intérieur afin que personne ne les voit ensemble. Ah ces femmes !

    A peine eut-il terminé sa phrase que Mademoiselle fit des siennes : elle venait d'accrocher un pan de sa jupe à la seule brique dépassant du mur de tout le phare … Elle faillit tomber, stoppée par le tissus qui la retenait en s'agrippant à cette brique vieille de trois cents ans si ce n'est plus, comme s'il ne voulait pas qu'elle termine son ascension. Calvin allait la rattraper quand il se rendit compte qu'elle s'en sortait plutôt bien toute seule. Les situations d'urgences étaient les seuls instants où il ne parvenait pas à retenir sa vitesse vampirique, c'est pourquoi il essayait de ne rien faire, afin de ne pas éveiller les soupçons. Mais ne rien faire c'est manquer d'éducation. C'est pourquoi il fit mine d'arriver après la tempête et une fois qu'elle eut retrouvé son équilibre, il cala sa main droite au creux du dos de la jolie blonde et passa les doigts de sa main gauche autour du poignet gauche d'Emma. Dans le feu de l'action, trop lente à son goût mais rapide aux yeux d'un Humain, ils se retrouvèrent collés l'un à l'autre, leur visage à deux centimètres l'un de l'autre. Il pouvait sentir la respiration chaude de l'Américaine contre ses lèvres. Il sourit, tout simplement. Puis il la lâcha avant qu'elle ne se fâche et finisse par arracher sa jupe en voulant se dégager du Vampire. Le plus sérieusement du monde mais aussi très calmement, il déclara :

    « Mademoiselle Stanford, oubliez, juste pour quelques instants, que je suis votre élève et comportez-vous avec moi, comme si j'étais un homme d'expérience, un homme de trente ans, afin de me laisser détacher votre jupe de cette vilaine brique. »

    Immédiatement il se baisse, au milieu des escaliers étroits sur le milieu, et avec beaucoup d'agilité il se met sur la pointe des pieds. Il approche lentement sa main du tissus, si Emma veut l'en empêcher alors elle n'a qu'à taper sur cette denière. Il l'avance très lentement.
    Avant de retirer le tissus, il relève les yeux, un sourire radieux pendu aux lèvres et demande dans un souffle :

    « Can I ? »


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Il est bien collant ce garçon [PV Calvin]

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